Et on se rencontre???

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dimanche 11 septembre 2016

Ce que j'ai appris de ne pas entrer à l'éducation nationale

Lorsque j'évoque le fait que l'EN n'ait pas voulu de moi, souvent, on me regarde avec tristesse. Parfois des mots accompagnent cette incompréhension "Pourtant tu es faite pour ça", "tu aurais été une formidable enseignante" ou "tu devrais faire un recours" ...

Rarement on me demande, comment je le vis, ce que j'en pense. Et rarement j'ose dire ce que je ressens. Ce soir, j'ai entendu un texte de Victor Hugo lu par Jacques Weber. Et j'ai entendu ce mot "enseigner".  Ce mot a résonné fort en moi, comme un mot qui a du sens, bien plus que les autres.

C'est précisément ce mot qui m'a donné envie d'être professeure des écoles. Je voulais "enseigner".

J'avais "éduqué" pendant dix ans. "Éduquer" au sens premier du terme. Au sens d'accompagner celui qui ne peut le faire seul, l'enfant, ou l'adulte qui a perdu le chemin vers la société, vers le monde qui l'entoure.

Pendant dix ans j'ai nagé à contre courant pour expliquer à d'autres, qu'un adulte handicapé avait le droit d'avoir une vie amoureuse et sexuelle, qu'un enfant déficient intellectuel, pouvait rêver d'une vie classique et d'un métier dans un milieu qui n'est pas protégé, qu'un SDF, n'était pas condamné à la rue si on lui redonnait son statut d'homme humain et respectable.

Mais quand on nage à contre courant, on fini par se noyer.

J'ai voulu être enseignante car enseigner, c'était comme une enseigne. Une enseigne, c'est quelque chose qui indique, qui donne du sens à quelque chose. Une enseigne peut indiquer une direction, redonner le sens de la marche à quelqu'un qui s'est perdu.

Une enseigne c'est la chose sur laquelle en s’appuie quand on ne sait plus où aller...  Et même, quand on sait où l'on va, c'est quelque chose qui rassure. Vous savez, quand vous étiez  petits et que vous voyiez l'enseigne de la boulangerie du village de votre grand-père, vous saviez que vous n'aviez plus que quelques minutes avant d'arriver.

L'enseigne, c'est votre repère. Je trouvais ça beau d'être un repère pour des enfants. Mais soyons modeste: une enseigne ne suffit pas pour arriver à bon port. Une enseigne peut être un repère, montrer la direction, rassurer... mais ce n'est pas elle qui construit la route, le chemin.

L'école ce n'est pas seulement acquérir un savoir. L'école c'est apprendre à être adulte, citoyen, à apprendre les règles de la vie en société, pourquoi il faut les respecter et pourquoi c'est important pour vivre ensemble.

J'avais toutes ces valeurs là en moi, sure de mes croyances.

Mais l'école que j'ai rencontrée n'est pas celle-ci. Les enseignants que j'ai rencontrés, s'épuisent car ils n'ont plus le temps de cet enseignement là. Au delà des injustices dont j'ai été victime, l'Ecole que j'ai découverte, est une école où l'on félicite et encourage, les enseignants qui tiennent le bon discours devant l'inspectrice, mais qui rient et soufflent devant "l'école de la Bienveillance".

C'est une école où dire à un enfant "je sais que tu peux mieux faire" n'est pas bienveillant, mais qui laisse des enseignants dire des élèves qu'"ils sont cons" ou d'autres professeurs, hurler sur des enfants de 8 ou 10 ans.

J'ai rencontré des professeurs dire qu'ils rêvent d'une école où seuls "les élèves sans problèmes seraient acceptés" ou qui conseillent à leurs propres enfants "de ne pas faire ce métier".

Bien sûr j'ai rencontré des professeurs, vraiment bienveillants, gentils et attentifs avec leurs élèves, soucieux des élèves plus en difficulté, se réjouir de les voir progresser. Je les ai vus parfois discuter des heures avec des parents, en guerre avec l'école, venir de bonne heure, partir à des heures pas possibles pour être au plus juste avec leurs élèves.

Mais, ce sont précisément ceux-là qui étaient épuisés, qui voulaient faire autre chose. Et ce sont ceux là aussi, qui n'ont pas compris mon licenciement.

J'ai compris que c'était une bonne chose que je ne sois pas validée, un soir, lorsque j'ai croisé cette camarade de promotion dans le train. Lorsqu'elle m'a dit qu'elle avait un CE2 l'année prochaine, et qu'elle a tenu bon de préciser "tu sais, j'ai fait ça parce que je ne savais pas quoi faire. Dans quatre ou cinq ans je ferai autre chose"

J'ai compris que j'avais désiré rentrer dans une institution qui n'était pas celle dont j'avais rêvé. Ma copine Hélène, avec qui j'avais sympathisé à l'ESPE, m'avait dit un jour "L'EN c'est comme l'armée, tu rentres, tu fermes ta gueule, et tu fais ce qu'on te demande".

Aujourd'hui, enseigner, c'est être une enseigne dans une rue à sens unique. On demande aux enseignants de faire rentrer tous les enfants dans le même sens de bien suivre la route, en rang par deux et dans le silence. S'ils s'arrêtent en route, rebroussent chemin, on les remet gentiment dans le bon sens, en les félicitant sur leurs jolis lacets rouges.

Je pensais qu'enseigner c'était aider les enfants à trouver le sens de leur vie en fonction de leurs capacités, de leurs cultures, de leurs envies, de ce qu'ils sont. Mais j'ai trouvé une institution où on demande aux enfants dès leur plus jeune âge à marcher dans le bon sens. On doit amener l'enfant à faire une division ainsi, et à penser cela. Peut importe si l'enfant trouve une autre technique pour faire sa division. Il doit faire sa division comme on l'enseigne à l'école....

Je n'ai jamais entendu dans une classe "Et toi tu en penses quoi?"
Mais en même temps, on ne m'a jamais demandé pourquoi je voulais devenir enseignante... Alors je l'écris là.

Je ne fais pas de recours parce que je suis profondément déçue par l'EN et que je ne veux pas devenir une enseignante épuisée. Je ne veux pas encourager Raymond en CE1 et entendre l'instituteur de CE2 me dire "De toutes façons, les enfants comme lui, il ne vont pas au bac".

Moi, l'école à laquelle je croyais, c'est celle de grand-père qui, parce qu'il était doué, voyait l'instituteur venir chez ses parents pour le laisser être instituteur. C'est cette école, où le petit immigré italien qui ne parle pas français à 10 ans, devient préparateur en pharmacie à 15. Je suis triste de voir que cette école là est morte. Je suis triste car je pensais que cette école existait encore. Et je ne veux pas rouler dans cette institution là.

L'EN ne veut pas de moi, et c'est tant mieux. J'avoue, qu'en voyant ma fille malheureuse à l'école, j'ai regardé les écoles Montessori du coin. Parce que ma fille est du genre à regarder où va ce petit chemin plein de pâquerettes plutôt que de suivre le troupeau. Parce que ma fille quand elle dit qu'elle veut être chapelière, l'école lui répond "faut être bon en maths".

L'EN ne veut pas de moi, mais je crois qu'en effet je n'ai rien à apporter à l'Education Nationale. Je crois que c'est une histoire d'amour déçue. L'EN est une publicité mensongère: on te parle de valeur de la république... Mais bon... En REP+, les élèves sont quand même vachement moins égaux qu'en RE pas prioritaire....

Alors Madame L'Education Nationale, je te rends tes belles lettres, tes affiches à l'entrée des écoles, sur les valeurs de la république, les fiches réponses sur ce qu'on peut répondre à un enfants si... Je te laisse surtout foncer dans le mur, refuser de voir la réalité en face sur les générations d'enfants que tu es en train de former, et des générations d'enseignants que tu es en train de déformer, et je te donne rendez vous dans 20 ans quand il sera trop tard, quand tu auras viré les professeurs motivés et découragé les vieux de la vieille qui croient encore à leurs valeurs.

Je te laisse créer des écoles où les inégalités se creusent, où deux écoles sont réunies en une parce qu'une école n'est pas au norme, où une maitresse de CM2 doit faire classe dans une classe de grande section avec un tableau à 30cm du sol, où l'on dit à des professeurs stagiaire "l'ESPE n'est pas là pour vous former mais pour vous informer" et où la parole d'une seule professeure permet la non validation d'une stagiaire...

Je pense qu'enseigner, devra un jour s'écrire "en saigner", parce que l'école est en train de devenir une souffrance pour beaucoup trop de professeurs, et beaucoup trop d'élèves...

Ou pas...

mardi 6 septembre 2016

De la maladie mentale

Voilà... je vais faire un vrai pavé aujourd'hui. Un vrai de vrai.

J'ai appris, depuis 7 ans que je côtois les réseaux sociaux et les blogs à tenir ma langue, à ne plus participer aux débats stériles, à prendre du recul...

Ça m'a demandé du temps, un travail sur moi. Vraiment.

Et puis, hier soir je tombe sur cet article: ELLE ABANDONNE SON ENFANT SUR L'AUTOROUTE



J'ai lu l'article. Une femme schizophrène a une hallucination: elle voit le diable à coté de son petit garçon, sur le siège arrière de sa voiture. Parce que sans doute elle veut le protéger, elle s'arrête sur la voie d'urgence et le laisse derrière la barrière de sécurité. L'enfant sera retrouvé des heures plus tard, prostré.

Horrible histoire. Vous avez les poils qui hérissent, vous plaigniez cet enfant. Le journaliste a fait son boulot. Vous avez déjà été conditionné par le titre, "l'enfant et son calvaire". Vous la haïssez elle qui qui a maltraité son enfant.

Quand j'ai lu cet article j'ai pensé à ce petit garçon. Sa mère, malade, l'a abandonné. Quand il va la retrouver, il va retrouver une mère malade, qui sera hospitalisée toute sa vie, qu'il ne verra que par période où elle sera un peu mieux... C'est à dire une à deux fois dans l'année.  Quand il la verra, elle tiendra parfois des propos incohérents. Il aura sans doute des périodes où il ne voudra plus la voir...

J'ai pensé à cet enfant, qui va affronter les regards de ces familles "bien pensantes". Maintenant que c'est raconté partout, les mères de ses copains le regarderont avec pitié, et surtout comme un enfant maltraité.

Déjà sur twitter le message est relayé "ça ce n'est pas une mère". Ça tombe bien, ce n'en sera plus jamais une. Elle va sans doute être déchue de ses droits. "Tant mieux! J'espère qu'elle crèvera en enfer". L'ignorance conduit souvent à la bêtise.



Quand j'étais petite, le sida est apparu.

Le sida personne ne savait ce que c'était.

Quand on apprenait que quelqu'un était malade, les gens ne les touchaient pas, ne lui parlaient plus. Les personne touchées par le sida étaient traitées comme des pestiférés: "dépravés, enfants de satan..." tout y passait. Les enfants de ces mères malades, souvent malades à cause du lait maternelle était mis à une table à part, refusés des cantines. Pourtant combien de fois a t-on attendu "ces femmes avec une vie dissolue, comment peuvent-elles être des mères?" Aujourd'hui, tout le monde trouve ça absurde....

Pourtant, on n'apprend pas de ses erreurs.

Cette femme n'est pas une femme maltraitante au sens propre du terme. Cette femme est malade. Ça peut paraitre dingue, mais c'est par amour, qu'elle a commis cet acte. Elle a voulu protéger son fils de sa folie. Cette femme n'a rien à voir avec les maman qui frappent, prostituent ou violent leurs enfants.

Elle est malade. Et son fils va devoir vivre toute sa vie avec une mère malade. Elle finira sans doute par se suicider. Parce qu'un jour, sous le poids de son traitement elle prendra conscience de ce qu'elle a fait à son fils.

J'imagine son fils, dans 10 ans, adolescent, qui déjà se dépatouillera avec son histoire, tomber sur les commentaires assassins et jugeant des gens qui ne connaissent rien de sa vie, de son histoire.  J'imagine ce garçon, toute sa vie qui devra prouver que sa mère l'aimait, et qu'il l'aime aussi, affronter le regard des autres. Les autres qui ne comprendront pas que ce fils "pardonne" à sa mère.

La schizophrénie est une maladie. Au même titre que le cancer, le sida, la varicelle, la grippe, la trachéite, la maladie de charcot, la tumeur au cerveau, la leucémie... Elle peut toucher chacun et chacune d'entre nous, demain, dans un mois, dans un an, dans dix ans. Un jour soudainement, vous pourriez voir le diable, entendre des voix, être persuadé que la télévision vous parle ou que les combats en Syrie sont une conspiration contre vous. Vous avez beau aimer vos enfants comme des dingues, vous pourrez leur faire du mal, contre votre grès, parce que vous ne serez plus maître de vous-même. C'est terrible mais cela ne fera pas de vous une mère horrible. Ça fera de vous une mère malade, incompétente.

Il faut arrêter de juger sans savoir, arrêter de condamner les gens et de les mettre dans un sac avec une étiquette dessus. Les faits divers sont traités sans recule, mais doivent être lu avec. Cet enfant va avoir déjà une vie différente, pas forcément compliquée mais différente. En tout cas il va devoir faire avec. Mais ils n'aura pas les mêmes séquelles qu'un enfant maltraité. Parce qu'au vu du geste de sa mère, elle l'aimait. Ce qui fait toute la différence avec un enfant maltraité.

Voilà, c'est un gros pavé. J'espère vous avoir éveillé sur cette terrible maladie qu'est la maladie mentale. Et que demain, si ça vous arrive, ou si ça arrive à un de vos proches, vous trouverez des gens qui ne vous jugent pas et qui accompagneront vos enfants dans l'acceptation de votre maladie.

Les pavés c'est parfois chez la mère Cane....


lundi 5 septembre 2016

Cher Monsieur Ménard...

Je vous écris aujourd'hui car j'ai lu un article relatant vos propos sur le fait d'être français. Alors du coup j'ai remis en question ma propre nationalité malgré mon nom bien français...

Du coup j'ai deux ou trois questions à vous poser.

"Être Français c'est aussi, comme le disait le général De Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr."


Alors bon. Moi, je suis européenne, ça pas de problème hein... Franco-française du coté de mon père: une rumeur d'ascendance Napoléonienne dans la famille. C'est dire.

Du coté de ma mère, un couple franco-italien... On ne fait pas plus européen...

Après blanc. Alors blanc. Blanc??? Blanc??? Non parce que moi je suis blanche mais ça ne se voit pas. Enfin blanc. Parce qu'entre ça...


Et ça...


On est déjà plus dans le même blanc... Bon attendez je vous montre une photo de moi:



Ma question (et je suis très sérieuse), est-ce que je suis française?

Deuxièmement, quand je bronze,  ça marche comment? Non parce que quand je bronze, on me prend pour une arabe, je me pose la question de savoir si l'été après la plage je suis toujours française...

Alors je me suis demandée aussi si vous aviez prévu un nuancier: à partir de quand n'est-on plus blanc?

Moi je suis 6B... Je suis blanche ou pas?

Ah! Puis j'ai une autre question... Je discutais avec ma copine Rhyna, et je lui posais la question à savoir si j'étais blanche ou pas. Elle, elle ne l'est pas, blanche. Elle est antillaise...Et elle me pose une question très juste "Mais alors au DOM_TOM, on n'est pas français?"

Ah oui, on fait comment pour les Dom-Tom? Non parce que là à part leur donner leur indépendance, je ne vois pas... Parce que là pour le coup, il y a beaucoup de "pas blanc" aux Antilles... Bon remarque ils sont catholiques pour beaucoup, ça rattrape peut-être le coup...

Ah oui, parce qu'il faut être chrétien pour être français.

Alors là nouveau problème...

Non parce que moi, je suis fille d'un ancien prêtre. Donc bon dans les fait, on peut pas faire plus chrétien.

Sauf que moi, chez moi, être chrétien ça se dit au terme du profession de foi. Et là, vous voyez ça se complique. Parce qu'au terme de ma profession de foi j'ai compris que je croyais en Dieu mais que je ne me reconnaissais dans aucune confession. Donc techniquement je suis déiste à tendance agnostique. Donc on prend quoi en compte? Mes origines catholiques ou le terme de ma profession de foi?

Quant à mon père, aujourd'hui il se dit agnostique... Il est français lui?

Ah! Et ma fille? On fait quoi avec ma fille? Elle a 6 ans et demi, bon, elle elle est plutôt 1.E au niveau de la couleur de peau... C'est pas le problème. Mais voyez vous elle a 6 ans et demi donc n'a pas fait encore de profession de foi. Par contre, moi, je vous l'ai dis je suis deiste à tendance agnostique et son père est athée. On fait quoi? Bon, elle a une éducation culturelle et religieuse mais elle ne va pas au catéchisme... Donc du coup là j'ai un doute sur sa nationalité...

Bon, puis j'ai un dernier problème. C'est que si je vous écoute, j'en conclue que:

Jackie Kenedy, Diane Kruger, Penélope Cruz et Victoria Abril sont françaises, alors que Géraldine Nakach, Vanessa Paradis ou Patrick Cohen ne le sont pas.

Monsieur Menard, cette lettre vous est ouverte. Je me pose de vraies question quant à tout ça, et j'espère avoir des réponses très précises. Il est important de savoir si je peux voter pour votre partie, ou pas, sachant que demain, je ne serai peut être plus française, juste parce que je suis mat de peau et que j'ai réfléchie, personellement et secrètement, sans faire chier tout le monde, sur ma foi.

Je vous présente donc mes sincères salutations dans l'attente d'une réponse favorable de votre part.

samedi 3 septembre 2016

Les chanteurs sous exta: On a essayé de comprendre Tal

 On dédie cette explication de texte à notre copine Valentine


Est-il vraiment utile de prouver que Tal ne prends pas d'exta après avoir vu cette photo?


 Ce soir nous regardions The voice, quand nous avons découvert cette chanson.


Et nous nous sommes souvenu des chansons sous exta. Et là, on s'est dit Tal, en a vraiment trop pris. Démonstration.


J'ai voulu dormir, et j'ai fermé les yeux.
Jusque là tout va bien. Parce que si tu veux dormir et que tu ne fermes pas les yeux, ça va être compliqué. 
Sans même voir que le ciel était bleu.
Très bien, ça rime avec yeux. L'exta n'a pas encore fait tous ses effets... Attendons un peu.  A moins que ce soit un black out... On sait pas, on va voir.
Je me suis réveillé sous un nouveau soleil.
Alors dis moi où tu l'as acheté Tal, c'est de la bonne. Deux soleils. Un truc de ouf.
Et depuis ce jour là, rien n'est pareil.
Ah elle n'est pas redescendue.
Lumière des projecteurs qui réchauffent mon coeur.
Hyperthermie... symptome d'une prochaine overdose. Bon en même temps avec deux soleils qui se transforment en projecteurs... Paradis artificiels quand tu nous tiens...
Tout au fond de moi je n'ai plus jamais peur
Perte de l’inhibition. Plus de limite. 

J'ai trouvé le sens de la raison qui m'entraîne
On la perdue...
A chaque pas sur le devant de la scène
On résume. Elle sur une scène, sous deux soleils, avec un projecteur, après avoir dormi et elle n'a plus peur. Et vous croyiez encore qu'elle n'a rien pris?
J'ai trouvé le sens de la vie que je mène
J'avais pas compris la phrase. "J'ai trouvé le sens de la route que j'ai prise". Bah fallait demander à Siri chéri. Google est ton ami.
Et je l'aime
Très bien. Très bien.

C'est une évidence, j'ai trouvé ma voie
Sous deux soleils?
Je prends mon envol mais je n'oublie pas
Elle décolle donc. Elle plane quoi.
Les paroles d'une chanson d'enfance
"Qui a du caca kaki collé au culcul..."
Qui me rappelle d'où je viens, d'où je tiens ma chance
"coller au cucul... coller au cucul..."
Lumieres artificielles qui fait briller mes yeux
On y est!!! Si ça c'est pas une preuve qu'elle prend des trucs pas net la Tal
Et je sors de l'ombre, je sais ce que je veux
Va t-elle enfin voir que le ciel est bleu??

J'ai trouvé le sens de la raison qui m'entraîne
Elle est repartie...
A chaque pas sur le devant de la scène
J'ai trouvé le sens de la vie que je mène
Et je l'aime
J'ai trouvé le sens de la raison qui m'entraîne
A chaque pas sur le devant de la scène
J'ai trouvé le sens de la vie que je mène
Et je l'aime

De sens en contre-sens, on se perd toujours
Alors là évidement, je pense que seul un bon GPS peut t'aider (mais un bon...)
Quand on ne fait pas les choses avec un peu d'amour
Je crois qu'on la définitivement perdue...
C'est peut-être lui qui rend notre ambition fascinante
On a ouvert un compte leetchie pour acheter un GPS à Tal
Il est dans ma voix, c'est pour ça que je chante
Mayday, mayday.... Tant qu'il est pas dans ton ton c... tu me diras... 

J'ai trouvé le sens de la raison qui m'entraîne
Son mac s'appelle "le sens de la raison" donc. On a déjà compris ça
A chaque pas sur le devant de la scène
J'ai trouvé le sens de la vie que je mène
Et je l'aime

Même dans le ciel qui se voile
Non! Pas encore le burkini!!!
Il y a toujours une étoile, qui scintille
Ok, ok...
Et nous guide sur le chemin de nos rêves
Mais où achète t-elle sa drogue??? vla ti pas qu'elle se prend pour un roi mage...
Et quand on y croit, un nouveau jour se lève
Repose le petit cachet rose, Tal... Repose le petit cachet rose... T'as un problème de dépendance là...



mercredi 31 août 2016

Lettre à ma fille

Mon amour,

Nous sommes à la veille de ton premier jour en CE1. J'ai maintenant l'impression que c'est une routine ces rentrées pour nous. Le cartable, les affaires, les trousses etc... 

Ce matin je faisais un montage avec les différentes photos de toi, à travers les âges. Parfois ton odeur de bébé me manque, parfois c'est ta bouille derrière ton petit carré qui me fend le cœur. Malgré un caractère bien trempé, je fond derrière ton intelligence et tes remarques si fines... Tu te passionne pour l'anglais et tu rêves d'être chapelière. Tu inventes des chapeaux, et tu dessines mieux que tu n'écris.

Je n'arrive pas à te transmettre ma passion de la lecture.Tu préfères compter. Et surtout tu ne veux pas rentrer dans les cases.

J'ai tellement peur pour toi mon ange. C'est sur que la vie est plus intéressante quand tu inventes tes propres règles mais elle est tellement plus difficile. A l'école tu passes pour la forte-tête, la chieuse. Et m'avoir pour maman, moi la rêveuse, ça n'est pas pour t'aider. Je les vois les regards et les sous-entendues. Tu sais les adultes ne sont pas toujours très intelligents, ni même bienveillants.  Parfois, il vaut mieux rentrer dans le moule...

J'aime nos discussions, tes câlins même s'il faut l'avouer, ils commencent à se faire plus rares. J'aime nos moments entre filles, quand tu éclates de rire sur une blague, ou que tu a un bon mot qui nous fait hurler de rire avec ton père. 

J'espère que cette année tu auras moins peur de l'échec et que tu vas te trouver, et t'adoucir. Ton père et moi, nous serons toujours là pour protéger  ta singularité et t'aider à t'intégrer dans une société où il faut penser comme tout le monde et être comme tout le monde. 

Je te souhaite d'être toi mais surtout d'être heureuse mon ange. Je suis si fière de toi. 


jeudi 25 août 2016

J'ai essayé d'être contre le port du burkini

J'aurais pu faire un article d'opinion... Souvent c'est ce que je fait quand je suis très énervée. 

Mais que va t-il se passer?  Toi, qui est pour l'interdiction du burkini, tu vas arriver avec tes petits doigts propres et ton clavier et tu vas me donner ton opinion, on  va discuter et tout le monde va rentrer chez lui en traitant l'autre de "con".

Donc j'ai réfléchi. Ça m'arrive pas souvent tu noteras. Et j'ai décidé, d'arrêter d'être emportée et d'être neutre. Disons que je remets en jeu mon titre, et que je te laisse la possibilité de me convaincre.

Bon je ne suis pas tout à fait débile, je sais que tu ne peux pas me parler là, en direct, donc je suis allé chercher les arguments des maires. Et j'ai essayé avec toute mon intelligence et ma bonne foi (mauvais jeux de mots je te l'accorde) d'y réfléchir un peu.

Donc voilà j'ai taper "arguments contre le port du burkini" et très vite j'ai pu lire des articles. Et voici la liste des arguments que j'ai trouvé.

I Argument I

"le burkini trouble la quiétude publique"


Bon alors là, j'étais un peu embêté car je n'ai pas trouvé d'argumentations pour lesquels il trouble la quiétude publique... Bon. Donc j'ai cherché ce que voulait dire le trouble à la quiétude publique". Je ne pensais pas trouver cela mais j'ai trouvé des textes de loi là dessus, se ramenant à l'ordre publique. Donc voilà ce qu'il y a écrit:

"Si la notion est évidente lorsque le trouble provoque un danger ou une restriction des libertés des autres citoyens, elle est beaucoup plus floue lorsqu'il s'agit d'une nuisance à la quiétude.
Il peut s'agir :

Ok. Donc je reprends. "Une personne seule", ok, là ça marche. "Commets des actes ou tiens des propos déplacés"

 Donc je vois une dame qui est juste un peu plus couverte que les autres et qui joue avec son fils dans l'eau. Moi perso, il n'y a pas si longtemps, je suis allé à la plage à Lille, j'avais oublié mon maillot, je me suis baigné avec mon jean et mes cheveux étaient coincés dans un foulard parce que j'avais chaud, personne  ne m'a fait chier. 

Là, elle n'est pas ivre, elle ne s'exhibe pas, n'a pas l'air de faire plus de bruit que les vagues, et ce n'est pas la nuit donc... Bon. Je ne comprends pas cet argument.

Argument refusé. 

 II Argument II


"Les préceptes religieux ne doivent pas se substituer à la République"

Alors j'avoue que je n'ai pas tout de suite compris cette phrase en regardant la photo du dessus. Je me suis dit alors "Je ne dois pas avoir la bonne définition de la république". Alors j'ai cherché dans le dictionnaire.

Politique
Forme de gouvernement ayant une constitution et dont les représentants du peuple sont élus par celui-ci pour une durée déterminée. 

Bon comme il y avait écrit sens 1, je me suis dit "il y a peut être un sens que j'ignore..."
Alors j'ai cherché un autre sens à république.. Et je n'ai pas trouvé. Alors j'ai cherché ce que ça voulait dire. Ici, cette femme sur la plage:
  • Elle ne fait pas partie du gouvernement
  • Elle n'est pas élue (bon, je ne pense pas...)
  • Ne représente en aucun cas la république (elle n'est pas fonctionnaire en action, n'est pas garante des valeurs de la république...)
Donc, je ne comprends pas 

 Argument refusé.

 III Argument III

"Le burkini est une déclinaison de la burka et du bikini, c’est le signe extérieur d’un principe religieux. Il va à l’encontre du respect de la laïcité et de la féminité".

Bon. Quand j'ai lu ça, ça m'a un tout petit peu énervé je t'avoue. 
Soit c'est un signe extérieur religieux. Mais dans la constitution française on peut, sur la voie publique s'habiller et s'exprimer sur ce que l'on veut du moment qu'on ne porte de tord à personne. Sinon tu arrêtes tous les témoins de jéhova qui viennent sonner à ta porte pour te parler de Dieu le dimanche matin à 7h45 alors que tu as fait la fête avec Gérard la veille et que tu n'as pas tout à fait éliminé les mojitos qui dorment  encore au fond de toi... Je redonne donc la définition de la laïcité:

« Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l'Église et de l'État et qui exclut les Églises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l'organisation de l'enseignement"

Dans la définition, il n'est pas noté "la rue" ou même "la plage". Donc, si je veux planter une croix de 8m de haut sur une plage, j'ai le  droit.  Du moment que je la ramène chez moi après. Sinon on peut aussi arrêter toutes les femmes qui posent en bikini sur la plage avec une énorme croix tatouée dans le dos... ça marche aussi...

Ensuite, "il va à l'encontre de la féminité", alors là mon gars, je vais m'énerver. D'abord, la féminité se réfère aux codes sexués que la société choisie. Donc la représentation féminine de la société est inculquée très jeune aux enfants. C'est eux les meilleurs représentants de l'image féminine. Malheureusement, on voit déjà ce que ça donne:

- Eloïse? Tu peux me dire à quoi on reconnait une femme?
- Parce qu'elle a les cheveux longs, une robe et un visage de fille.

- Maintenant je vais te montrer une photo.

- C'est une fille.
- Comment tu le sais?
- Bah je sais pas... On voit que c'est une fille c'est tout...

Bon, donc ça ne la rend pas moins femme primo. Mais surtout ce qui m'énerve un tout petit peu...

DEPUIS QUAND TU DOIS DÉCIDER TOI, HOMME, DE CE QUI EST FÉMININ ET CE QUI NE N'EST PAS?????? DE CE QUE DOIT PORTER UNE FEMME OU PAS??? Tu ne veux pas qu'on retourne au temps où on se faisait virer de la télé parce qu'on portait des pantalons???? Non mais pour qui te prends-tu????

Non je ne me sens pas mal parce qu'une femme se voile des pieds à la tête. Non. Par contre je me suis sentie mal, le jour où, en seconde ma copine Leïla m'a avoué porté le voile dans la cité parce que les filles musulmanes qui ne le portait pas, se faisait traiter de salope. 
Oui, j'ai eu mal quand des jeunes filles se sont retrouvé violée, bruler vive, parce qu'elle ne portait pas le voile ou allait à l'école. 
Oui, j'ai eu mal quand on a classé mon affaire à 8 ans, parce qu'on m'a dit qu'on ne le retrouverait jamais et qu'il n'y avait pas eu de viol (Une semaine après les faits).
 Oui j'ai  mal quand Madame Sauvage se retrouve en prison alors que personne n'est venu à son secours pendant 30 ans lorsque son mari la battait et violait ses filles, et qu'en plus de la prison ferme on lui inflige un "vous aviez les moyens de vous défendre et de défendre vos enfants". (et le connasse n'aurait pas été de trop...)

Visiblement, Monsieur vous êtes plus soucieux des atteintes à la féminité qu'aux atteintes faites aux femmes. Et ça, j'avoue que ça me rend assez dingue... Ne vous en faites pas, même avec un burkini, vous saurez toujours qui draguer lourdement pendant les réunions de l’ambassadeur!

ARGUMENT REJETÉ (et même que si je pouvais cracher dessus je le ferais)

IV Quatrième argument

 il a"constaté sur (ses) plages une augmentation du phénomène qui peut amener à créer certaines tensions"

Bon. J'ai sortie l'idée de burkini de ma tête et j'ai pris la situation inverse.

Imaginons.

Nous sommes sur une plage. Une trentaine de femmes bronzent seins nus sur la plage. Un groupe de personnes arrivent et se mettent à hurler:

"Rhabillez vous! Vous n'avez pas honte devant vos enfants! La nudité est interdite en France! Honte à vous".

On appelle les flics et là.... Les flics demandent gentiment aux jeunes femmes de bien vouloir remettre des une pièce ou de repartir, parce que les seins nus ça choque.

Non? Vraiment? Il n'y a pas un soucis?

Je ne comprends pas qu'on puisse punir les victimes d'agression en leur mettant sous le nez ce qu'elle risque de provoquer. Si vraiment, en me promenant en jupe je risque le viol, alors je vais me promener en burka... 



ARGUMENT REJETÉ 


Voilà... Donc au début, je pensais qu'on utilisait la loi à mauvais escient, mais je ne peux penser que des élus connaissent aussi mal la définition de la république et de la laïcité. Alors je pense que malheureusement certains élus, en quête de pouvoir, sont capables de surfer sur n'importe quel vague, même si elle est pleine de merde, pour les amener à bon port.

Alors je ne vous citerait que l'exemple de Churchill. En 1935, alors que personne n'osait s'opposer à la monté du nazisme et d'Hitler, dans un contexte de crise, le seul qui exprima haut et fort sont inquiétude fut Churchill. Ainsi alors que l'Angleterre refuse de se lancer dans la guerre Churchill s'écrit: "«Nous avons subi une défaite, sans guerre, dont les conséquences nous accompagneront loin sur notre route...»

Aujourd'hui, on se souvient de Churchill comme un héros, courageux et prêt à ne pas revenir dans la politique pour la dignité de son peuple.
Chers élus, il est temps d'avoir un peu de courage et de vous opposer à l'idéologie montante de votre électorat. Pour cela, c'est simple, il suffit de lui enseigner ce qu'est la démocratie, la laïcité et la liberté.

Il est temps de lui donner les armes pour se défendre contre la haine et l'exclusion et de cesser de garder ce savoir pour vous, comme un trésor. Votre pérennité, votre réélection dépendra non pas de leur manque de connaissance mais bien parce que vous les aurez traité en êtres adultes, responsable, égal à vous même, avec respect et dignité.

Pour les clampins comme moi, à travers cette histoire de burkinis, sachez juste qu'on vous prend pour des cons. On utilise votre manque de savoir pour vous monter contre des gens qui  ne sont pas là pour ça, et pendant ce temps là, on prépare des lois, pour mieux vous entuber.... Vous êtes les premières victimes de cette polémique.

“Le courage est le prix de la dignité.” Paul Billon


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mardi 26 juillet 2016

Chers chrétiens

Chers chrétiens,

Nous voilà ce soir, touchés par le terrorisme. Je vous entends ce soir parler de repli sur soi, de méfiance, de renforcement dans la foi. Et ce soir, j'ai peur.

Bien sur j'ai peur du terrorisme. Mais j'ai peur aussi de nos réactions de renfermement, de repli sur soi, de crainte de l'autre.

N'oublions pas que ce n'est pas la parole que Dieu nous a confiée. Ce Dieu d'amour, qui nous demande de pardonner, d'aimer son prochain, de le respecter et de le traiter en frère. Nous ne sommes pas si loin des valeurs de citoyenneté: Liberté, Égalité, Fraternité.

Alors, si l'on veut que nos valeurs gagnent, si l'on veut vivre dans un monde de paix et d'amour, si l'on veut que nos valeurs de "bisounours" , pensent certains,  gagnent, ce n'est, à mon sens qu'en ouvrant nos portes aux autres religions. Aujourd'hui, nous devons choisir notre camps, les résistants ou les intégristes.

Nous devons oublier les stigmatisations, les séparations entre croyants, non croyants, juifs, musulmans, catholiques. Nous devons plus que jamais accepter les divorcés, les homosexuels et les autres. Nous devons ouvrir nos portes et nos bras à ceux qui ne veulent pas nous égorger et agir ensemble, résister, penser et prier ce Dieu qui est le même pour tous.

Ouvrons nos bras, nos coeurs, nos bras, nos maisons aux musulmans du monde entier qui vont demain être stigmatisés car croyants comme nous. Victimes de ces fous qui prennent pour excuse la religion pour tuer. Condamnant leurs propres frères et soeurs à la haine et au rejet.

Soyons plus fort. Montrons l'exemple. Relevons nous. Soyons dignes du message du père Hamel, qui officiait avec des Imams et des Rabbins pour rapprocher les peuples. Ouvrons la porte des églises et faisons front ensemble face à la barbarie des âmes perdues.

Ne pensons pas que c'est une religion qui a attaqué une autre religion, mais que c'est un homme qui a tué un autre homme.

 Il faut maintenant dire au peuple de résister et tendre la main aux musulmans d'où qu'ils viennent. Ils faut expliquer à ceux qui ne le savent pas que le coran est un livre d'amour et d'ouverture d'esprit. Et que la liberté, concerne aussi la liberté de croire. Ce n'est pas la religion ou même Dieu qui tue, ce sont les hommes. Des hommes au service de la haine. Dieu est tout l'opposé.

Il nous revient cette mission d'expliquer au monde que les musulmans du monde entier sont des hommes et des femmes qui ne veulent pas notre mort mais notre épaule pour les soutenir aussi, dans ces moments difficiles.

Aimons-nous les uns les autres.